Porcelain Heart

Du disque toujours attendu de Opeth, Watershed! Ambiance et émotions au rendez-vous, avec une intensité que seule Opeth sait rendre avec classe et art. Le clip est cool aussi!
























I, lost all I had
I, turned to my friends
I, wrote down a name
I, wallow in shame.

I, said that I love
I, cling to my past
I, promised to stay
I, went far away.

I see blood spilled 'neath my feet,
Lead me through wastelands of deceit,
Rest your head now, don't you cry,
Don't ever ask the reason why

Kept inside our idle race
Grow seven idols, false embrace
Rest your head now don't you cry
Don't ever ask the reasons why.
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# Online seit Mittwoch, 07. Mai, 2008 um 12:06

Geändert am Donnerstag, 08. Mai, 2008 um 21:08

My Life's Soundrack

Je n'ai pas basé ce listing sur ma vie, juste des tounes qui fitteraient sur des moments de la vie de jo-blo junior. Juste un trip de ma part!

Générique d'ouverture: Scene II: Overture 1928 (Dream Theater)
Réveil: Bramfatura (Three)
Premier jour d'école: Sentimental (Porcupine Tree)
Tomber en amour: Just A Little (Ark: le groupe!)
Dispute: Lie, The Mirror (Dream Theater)
Rupture: Way Out Of Here, Collapse The Light Into Earth (Porcupine Tree) The Drapery Falls (Opeth) Space-Dye Vest (Dream Theater)
Vie: A Change of Seasons, Pull Me Under, Acid Rain
Mental Breakdown: Master's Apprentices, Hope Leaves, Harvest (Opeth) Prodigal, Anesthetize, Fear Of A Blank Planet, Sleep Together (Porcupine Tree) Goodnight Kiss, About to Crash 1 (Dream Theater)
En voiture: HAHAHA Solitary Shell de Dream Theater!
Flashback: Wedding Nails (Porcupine Tree)
Retour ensemble: About to Crash 2 (Dream Theater)
Mariage: Overture (Dream Theater) ; Ça serait vraiment hot un couple qui se marie là dessus! Ô combien pas conventionnel mais qui fitte tout de même assez bien! :P
Naissance d'un enfant: When The Water Breaks (Liquid Tension Experiment) Sans paroles, elle fitte juste trop, elle est faite sur le thème!
Bataille finale: War Inside My Head (Dream Theater)
Scène de mort: Bleak , Death Whipered a Lullaby, Harvest (Opeth)
Funérailles: Harvest (Opeth) Under a Glass Moon (Dream Theater) My Ashes (Porcupine Tree)
Générique de fin: For Absent Friends (Opeth)

Et oui. Seulement six groupes... Je suis vraiment du genre à aimer quelque chose jusqu'à la fin, et je suis élitiste dans ce que j'écoute régulièrement!

# Online seit Sonntag, 06. April, 2008 um 20:32

Back!!! :P

Et oui! Je suis de retour! :D

Après de longs mois de paresse, de pus de temps et de manque d'imagination, je me remets peu à peu à l'écriture et au soin de mon blog! :P Je ne posterai probablement plus à la même fréquence qu'avant, je m'en doute beaucoup.

Je me remets aussi à mon projet d'écriture, "Nuit", mais il est fort probable que le texte MenSonge soit le dernier à paraître sur mon blog. Pourquoi? Parce que je nourris l'idée folle de publier "Nuit" un jour, et qu'il soit déjà disponible au complet sur internet compromettrait un peu la chose... J'imagine que de toute façon les plus intéressés sont mes proches et je leur propose en personne de lire mes textes généralement, je crois pas faire bien des malheureux! :D

Allez, à la prochaine! ;)

# Online seit Sonntag, 30. März, 2008 um 16:11

MenSonge

Silence.

Je n'ouvre pas immédiatement les paupières.

Il y a quelque chose de réconfortant, dans cette idée que j'ignore encore tout de ce qui m'entoure. Les yeux fermés. Pas de son, pas d'odeur.

Je ne sens rien.

Pas même mon corps.

C'est en m'en apercevant que mes yeux s'ouvrent. Pas d'étonnement. Je suis trop bien, trop confortable, trop serein pour cela. Au plus, une certaine curiosité.

Jamais je n'avais vu un spectacle aussi tranquille.

La neige reposait partout, sur le sol, sur les branches des sapins, étreignait toute la forêt d'une parfaite couverture blanche. Rien n'avait jamais dérangé cette neige, on le sentait immédiatement qu'aucune main, pas un animal, nulle branche tombée ni même un souffle de vent ne pouvait avoir laissé sa marque sur ce paysage fascinant d'improbabilité. Le calme semblait omniprésent dans ce paysage vierge, plongé dans une curieuse demi-obscurité: on aurait pu se dire le crépuscule, mais il y avait toujours une certaine lumière, et elle venait du haut.

C'est alors que je vit le ciel.

Loin, loin au-dessus de ma tête, je vis la surface, et je compris avec horreur que j'allais mourir.

Le soleil m'apparaissait comme une figure mouvante, déformé qu'il était par une infinité de petites vagues miroitantes qui s'interposaient entre moi et lui, loin, trop loin au dessus de ma tête. Ce paysage, ce décor, ce piège de douceur était en réalité recouverts d'eau, une mer d'eau incroyablement claire et calme, dépourvue de tout autre particule en suspension que moi. J'allais mourir.

La fascination céda à une panique horrifiée, et mes sens se réveillèrent brutalement pour me glacer, me faire sentir l'étau de l'eau qui m'entourait de toute part. Tout en moi se jeta désespérément dans une tentative dérisoire d'atteindre la surface, d'échapper à se paysage trompeur, d'échapper à la noyade.

_____________________________________________________________________________________________

Je crevai la surface. Je ne sais trop comment, je n'aurais jamais dû me rendre jusque là, mes poumons auraient dû se remplir d'eau, j'aurais dû être parcouru de spasmes pendant que je me serais étouffé et que ma vie m'aurait quitté.

Ce qui aurait été mieux.

Je me retrouvai perdu dans une surface liquide surplombée de néant. Si j'ai pu apercevoir un soleil sous la surface, je n'en voyais plus aucun indice. Le ciel était d'un noir d'abîme, nul astre ne venait le peupler; et pourtant je voyais dans cette noirceur qui aurait dû être complète.

Je m'agitais comme un dément dans une mer morte: elle était lisse comme un miroir, à perte de vue, et les ondes dérisoires que ma nage panique y provoquait avaient une ressemblance troublante avec les turbulences d'un insecte pitoyable se démenant dans un étang.

Je restai longtemps ainsi, désorienté, perdu, fou de panique et désespéré.

Jusqu'à ce que le ciel descende pour moi.

_____________________________________________________________________________________________

Il se déforma, s'étira, comme s'il était une pellicule élastique et qu'un Dieu immense et inquiétant, derrière, pressait son visage contre elle, comme pour la traverser, et que la surface moulait ses traits. Le ciel descendit, immense. Il s'arrêta à une centaine de mètres au dessus des eaux, assez près pour que je sois complètement incapable de le faire tenir dans un seul de mes regards.

Ses yeux étaient des cratères noirs, sans fond; rien ne permettait de savoir où il fixait son regard, mais je savais, je sentais le poids du vide sur mon être.

Sa bouche s'entrouvrit, une déchirure dans le continu du ciel. S'en sortit une voix douce.

"Après tout, il n'y a rien."

Il me laissa quelques secondes, comme pour que j'y réfléchisse, avant de continuer le chemin qui nous séparait.

Ses lèvres s'étiraient, s'approchaient, je pouvais voir leur cercle qui s'avançait, s'abattrait autour de moi. De près, je voyais qu'elles et toute sa peau étaient formés de milliards de vers noirs entrelacés, grouillants, éc½urants.

Jamais je ne me réveillai.

# Online seit Freitag, 28. März, 2008 um 16:56

Grizzaeh Nath Naratyr

En bas, la ville s'étalait, offrait son spectacle à son regard. Les rues organisaient les quartiers d'une façon ordonnée particulièrement haïssable. Les bâtiments se dressaient dans toute leur laideur, formes carrées, d'une régularité détestable. Et les lampadaires dispensait sur le tout une hideuse lumière artificielle, éblouissante, brûlante, douloureuse... La neige semblait chercher à enterrer toute l'horreur, la dissimuler, mais peine perdue...

Il traversait le ciel sans nuages rapidement, presque sans bouger, semblant glisser dans l'air glacé. Sans bruit, pas un sifflement. Il remarqua avec une satisfaction froide que toute lumière s'éteignait sous lui, et qu'il laissait derrière lui tout un sillage de noirceur et d'ampoules brûlées. Il aperçut ce qu'il cherchait, le clocher d'une église. Il plongea d'un coup sec, rageur, changeant de direction d'une façon qui n'avait pas grand chose de réel, vers l'église.

Il fonça directement sur le toit, et sa course s'acheva encore une fois de façon impossible, d'un coup. Il s'était réceptionné à quatres pattes sur la surface de tôle, dans un silence irréel. Il replia lentement ses ailes noires, dans une douceur menaçante. Il demeura immobile un instant, puis il se pencha un peu plus vers l'avant, et sa tête traversa le plafond sans heurt et sans bruit.

La nef était plongée dans les ténèbres. Même les lampions s'étaient éteints. Se trouvait dans la salle un homme, vêtu d'une soutane, qui tentait de rallumer les lampes d'une façon ridicule, presque désespérée. Il l'observa se démener dans le noir, dans un mépris froid et amusé. Il savait qui il était. Il venait pour lui.

Il se laissa basculer dans la nef, son corps d'ombre traversant le plafond comme si de rien était.

Debout, sa sombre tête atteignait le point le plus élevé de la voûte.

Il regarda l'homme qui était maintenant terrifié, qui se croyait seul dans la noirceur et le froid étrange qui venait de s'installer dans la salle. L'ombre émit un petit rire, une sorte de chuchotement saccadé qui résonnait de façon caverneuse sur les murs.

Le petit être eu un sursaut, et il se figea.

- Vous vous souvenez de l'accord, laissa-t-il s'échapper dans un chuchotement moqueur, devant le silence terrifié du prêtre.

- Le temps serait donc venu?

Sa voix tremblait misérablement.

Seul le silence lui répondit.

- Puisque c'est le cas, est-ce que ce pourrait être fait... proprement?

Il répondit d'un ton dur, à la fois rageur et jubilant, qui se répercuta en une demi-douzaine d'échos faiblissants.

- Non.

Ses mains de ténèbres se refermèrent sur l'être de chair, soudainement solides et réelles, il pouvait sentir son coeur battre à toute vitesse, toute sa détresse pitoyable. Il le souleva de terre, tout en lui enfonçant lentement ses griffes dans le corps. Il savoura l'instant un moment, puis fit pivoter ses mains dans deux sens différents, broyant ses os et déchirant sa chair.

Il le garda dans ses mains un long moment, pour sentir la chaleur de son corps se dissiper. Puis il le laissa tomber et s'envola, invisible dans le ciel nocturne...




(Bon, je n'aime vraiment pas autant ce texte que l'autre personnellement... je suis pas certain de l'avoir très bien écrit... et juste question de goût, j'aime mieux l'ambiance et le sujet du premier... vous en dites quoi vous? Si vous trouvez que j'me suis planté, dites le, je vais bien le prendre, je me suis planté souvent quand même!)

# Online seit Mittwoch, 26. Dezember, 2007 um 18:36